Samuel, publié le 28/06/2016

  • Le 13 juin dernier, le cricket et ses Dames de France étaient à l’honneur  du crowdfunding sportif sur Fosburit. Avec un projet de participation à une compétition internationale financé à… 225 % ! On revient sur la success-story avec Emmanuelle Brelivet, une de ces drôles de Dames… Pour cette ex ingénieure reconvertie en professeur de mathématiques, le calcul semble simple : le crowdfunding, c’est tout bénef’ !

Nous avons toutes été très touchées par le soutien que nous avons reçu… Cela a vraiment été une belle campagne, avec un objectif plus que doublé (ndlr 6750 € collectés sur un objectif initial de 3000 €) !
Le cricket étant un sport assez confidentiel en France, nous ne nous attendions pas à un tel engouement ! Nous avons bien activé nos réseaux personnels, le bouche à oreille a parfaitement fonctionné, les gens ont accroché et nous avons même reçu des contributions de joueurs étrangers, des Anglais et une Australienne. L’objectif premier était bien sûr de collecter une certaine somme d’argent pour pouvoir assurer notre déplacement (Tournoi européen à Herning, du 3 au 7 août prochain) mais l’idée était aussi de faire parler du cricket en France. Cette partie-là a également fonctionné.

  • Diriez-vous qu’une campagne de crowdfunding est aussi un réel outil de communication ?

Incontestablement. Encore une fois, nous avons reçu des soutiens de nombreuses personnes en France ou à l’étranger, parfois de la part de gens qu’on ne connaissait même pas ! Le club de cricket de Lille (ndlr, qui a également réussi sa campagne sur Fosburit), comme d’autres, nous ont soutenues en relayant notre campagne sur leurs supports. Nous avons bénéficié d’une belle mobilisation dans le monde du cricket. Cet engouement et toutes ces valeurs autour du sport font énormément plaisir ! 

  • Quel a été le déclencheur du lancement de votre projet sur Fosburit ?

Cela faisait plusieurs mois que j’entendais parler du crowdfunding, notamment via le film « Demain »  avec Mélanie Laurent, en partie financé par ce biais-là. Et l’an passé, une équipe de jeunes joueurs de Baseball avaient eux-aussi lancé leur campagne sur Fosburit, avec 10 000 euros à la clé. Lorsque nous nous sommes penchées sur les objectifs de la saison en début d’année, avec notamment ce Tournoi Européen, nous savions que nous n’avions pas le budget. Soit il nous fallait trouver des financements, soit nous, les joueuses, devions payer 500 euros chacune. C’était impossible. Sachant aussi que France Cricket nous soutenait financièrement, j’avais lancé cette idée du crowdfunding. On n’avait rien à perdre et on a bien fait de le faire !

Crowdfunding_Cricket-dames-de-france

Crowdfunding Cricket dames de France

  • Comment avez-vous géré votre campagne au jour le jour ?

Nous avons été 3-4 joueuses à nous mobiliser pendant la phase de préparation, c’est à dire la création de la fiche projet, la définition du budget ou encore la mise en place des contreparties. Une fois la campagne lancée, je me suis occupée de poster assez régulièrement des mises à jour, sur les réseaux sociaux et via l’onglet « actus » du site Fosburit, notamment à chaque franchissement de paliers (20%, 50 % etc.). L’idée était de remercier nos supporters et de rester sur notre bonne dynamique. Une joueuse travaillant dans la communication (Cindy) nous a bien aidée dans la rédaction de ces publications.

  • Si vous aviez un petit truc à suggérer aux gens qui hésiteraient à se lancer dans un projet de crowdfunding…

Pour commencer, nous sommes très satisfaites du travail que nous avons réalisé avec Fosburit. Il y a une vraie relation de confiance qui s’est installée, avec un accompagnement soutenu et la mise à disposition d’outils facilitant notre communication. Nous avons également pu bénéficier du partenariat fédéral avec Fosburit, financièrement intéressant. Ensuite, il est primordial de bien cibler son objectif. et d’avoir une transparence budgétaire dans la mise en place de son projet. Une campagne où cette partie-là est mal définie peut empêcher les gens de contribuer, dans le sens où ils ne savent pas où leur argent part. Enfin, il faut investir du temps et de l’énergie ! Et si la motivation est là, il n’y a pas de raison que ça ne fonctionne pas ! »

Vous-aussi, lancez-vous !

Samuel, publié le 28/06/2016